À quel âge commence-t-on à mentir ?

LE MENSONGE EST-IL INNÉ OU ACQUIS ?

Il faut savoir que les recherches sur le mensonge faites par le Robert S. Feldman de l’Université du Massachusetts arrivent à la conclusion que dans nos conversations journalières, 60% des gens mentent en moyenne 2 à 3 fois par 10 min.

À quel âge commence-t-on à mentir ?

Il arrive aussi à la conclusion que les hommes et les femmes mentent aussi souvent, mais sur des sujets différents. (La définition de mentir ici est : exagérer, minimiser ou en omette les faits, selon le Code civil)

Si l’on ment aussi souvent, mais à quel âge commence-t-on mentir ?

Selon les psychologues Victoria Talwar, de l’Université McGill et Kang Lee de l’Université de Toronto, en 2008, ils suggèrent l’existence de  trois types de mensonge en fonction de l‘évolution de l’âge :

  • Mensonges primaires : (vers 2-3 ans) : les enfants sont capables de faire des déclarations délibérément fausses, bien qu’il soit encore difficile de savoir s’il s’agit de véritables mensonges, c’est-à-dire avec l’intention de tromper autrui ;
  • Mensonges secondaires : (vers 4 ans) : les enfants mentent en sachant que leur interlocuteur ne connaît pas la vérité et peut donc être la proie de croyances fausses ;
  • Mensonges tertiaires : (vers 7-8 ans) : les enfants deviennent de plus en plus capables d’élaborer un discours cohérent avec leur mensonge.

Récemment, une autre étude menée par l’équipe de Diane Poulin-Dubois de l’Université de Concordia a fait des recherches sur des enfants de plus ou moins 18 mois.

Dans une mise en scène ou un comédien mime une émotion qui parfois est contradictoire à l’énoncé verbal. C’est à partir de 18 mois que les enfants changent de comportement lorsque la mimique faciale est contradictoire aux mots. L’attention visuelle de l’enfant s’intensifie en direction du comédien et alternait à plusieurs reprises en direction de la mère pour valider l’information et savoir comment réagir à cette situation incongrue. Donc, de manière générale les enfants détectent le mensonge à partir de 18 mois.

Dans un autre article paru en 2012, les recherches de Anita Kelly de l’université de Notre Dame, en Indiana, aux États-Unis. L’étude s’est échelonnée sur une durée de 10 semaines avec un groupe de 110 personnes dont la moitié devait réduire dramatiquement les mensonges et l’autre moitié, le groupe contrôle, devait être normale sans apporter de changement.

Les résultats de l’étude concluent que de diminuer nos mensonges ou nos exagérations améliore la santé physique et mentale. Ils ont constaté aussi une amélioration réelle des relations humaines durant la même période de 10 semaines. Après seulement 5 semaines, les participants avaient une meilleure estime d’eux et une perception plus positive d’eux-mêmes.

En conclusion, il est très difficile de passer une journée sans mentir, par contre, réduire consciemment les mensonges améliore considérablement la santé.

À l’avenir, lorsque l’on nous demande : « Comment ça va? » vaut mieux être véridique, particulièrement avec nos relations amicales ou familiales.

Daniel Thérien