L’expression des émotions

LE CŒUR EST-IL LE SIÈGE DES ÉMOTIONS ?

L’expression des émotions fait partie de la vie sur terre depuis des millénaires avec l’arrivée des premiers mammifères.

Pour nos ancêtres, le cœur représentait le siège des émotions. Car une première constatation à cette époque était que le cœur s’emballe dès qu’une émotion se manifeste. Cette forme de stress transitoire met le corps rapidement en alerte en réagissant vivement à l’environnement dans un but ultime de se nourrir, se reproduire ou survivre.

Lorsqu'une impulsion émotive survient, il est facile d'observer plusieurs changements physiologiques qui s’additionnent au rythme cardiaque, dont l'attention auditive qui devient directionnelle; la dilatation de la pupille qui augmente le flot d’information; la pensée qui défile à la vitesse de l'éclair; le système digestif qui s'arrête temporairement de fonctionner canalisant l’énergie vers d’autres régions du corps. Bref, un changement métabolique remarquable métamorphose le corps complètement

Lorsqu’une impulsion émotive survient, il est facile d’observer plusieurs changements physiologiques qui s’additionnent au rythme cardiaque, dont l’attention auditive qui devient directionnelle; la dilatation de la pupille qui augmente le flot d’information; la pensée qui défile à la vitesse de l’éclair; le système digestif qui s’arrête temporairement de fonctionner canalisant l’énergie vers d’autres régions du corps. Bref, un changement métabolique remarquable métamorphose le corps complètement dès l’apparition d’une émotion que ce soit une relation amoureuse ou bien celle d’une menace imminente.

Depuis des millénaires, la survie de l’homme dépend de cette alerte intérieure qui est le stress. Devant une lionne qui fonce droit sur nous ou un troupeau de bisons à l’horizon, il est préférable de mettre le corps en alerte temporairement même si parfois il y a de fausses alertes.

La difficulté générée par la civilisation actuelle est que notre cerveau émotif réagit avec la même intensité au stress sans avoir au préalable une menace physique directe et épisodique. Le seul fait d’anticiper constamment des événements négatifs suffit à maintenir un niveau de stress permanent. Cette pensée nébuleuse qui tourne en boucle provoque une difficulté à dormir, à digérer ou à fonctionner en société. D’après l’institut universitaire Douglas, la conséquence d’une exposition à un stress chronique peut provoquer de l’eczéma, de l’hypertension, des troubles de mémoire, de l’asthme, de l’anxiété, un mal de tête, une infection ou un ulcère.

Il arrive aussi que les émotions s’emballent au point de commettre des gestes impulsifs regrettables, voire même irréparables. Devant pareille situation, les mécanismes intérieurs prennent le dessus comme si une lionne imaginaire fonçait directement sur nous incitant à agir sans réfléchir.

Il faut dire que les hormones de colère sécrétées par le cerveau lors d’une vive émotion passagère prennent de 4 à 5 heures avant d’être éliminées du corps.

L’impulsion de joie devient une source attractive qui nous incite à reproduire le geste à répétition. Par exemple, lorsque d’un tête-à-tête amoureux, le cœur s’active, le cerveau se remplit d’hormones euphorisantes qui allègent le corps, fait pétiller les yeux et rend la voix mélodieuse.

Le dégoût provoque une répulsion instantanée au point de tourner la tête pour s’en éloigner; de contracter les muscles du nez afin de bloquer l’arrivée d’odeurs nauséabondes; ou de reculer physiquement pour fuir la source désagréable. La réaction au dégoût peut aussi engendrer une réaction de combat dans un but ultime d’éliminer définitivement ce qui cause ce déplaisir.

Ce sont des faits facilement observables à l’intérieur de nous comme dans la relation que nous établissons quotidiennement. La question qui demeure : Quelle est la différence entre émotion et sentiment ?

À suivre…

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