Émotion ou sentiment?

LES ÉMOTIONS À L’ÈRE DES NEUROSCIENCES

D’après une étude, publier en 2016 par Kevin S. LaBar, chercheur à l’université Duke ;  des chercheurs ont d’identifier en imagerie médicale (IRM) 7 états émotifs distincts que la personne vive une émotion, un sentiment ou un rêve.

Les émotions mettent le corps en alerte spontanément en le préparant à l’action sans qu’intervienne la conscience. Elles sont des réactions archaïques du cerveau développé pour assurer la survie de l’espèce. Chaque émotion est reconnaissable en IRM.

Lors d’événement stressant, impulsivement le cerveau émotif s’active sans que la raison intervienne, car réfléchir est un processus trop long en situation de survie.

En réponse à une réaction émotive, un sentiment se forge, une prise de conscience s’opère et colore notre vision de la situation. Ce processus reste imprécis, par contre, l’avantage est de se forger une première impression rapidement même si l’information est incomplète ou sommaire. Dans la majorité des événements de notre vie, ce processus est suffisant pour assurer une cohérence entre notre point de vue et celui du monde extérieur.

Occasionnellement, le sentiment alimente une pensée qui tourne en boucle, nous laissant dans un état de stress permanent. Je pense à la mère angoisser d’être sans nouvelles d’un enfant portée disparue; ou celui d’un amant jaloux qui rumine des scénarios invraisemblables lorsqu’une situation l’insécurise.

Si les sécrétions hormonales du cerveau sont reconnaissables en IRM que ce soit une émotion ou un sentiment, une différence importante existe entre les deux, c’est la durée dans le temps. L’émotion est l’impulsion spontanée, le sentiment quant à lui perdure aussi longtemps que l’on rumine inlassablement les mêmes idées.

Chercheur en biologie et auteur « The biology of belief », Bruce H. Lipton met en lumière le fait que nos croyances modifient les sécrétions hormonales du cerveau qui modifient à son tour l’ADN de chacune de nos cellules.

En modifiant nos croyances ou l’interprétation que l’on se fait d’une situation, il est possible de métamorphoser le sentiment qui en résulte, sans oublier aussi celui de l’ADN.

D’après le Grand Robert « sentiment : activité psychique consciente — le fait ou la possibilité de sentir, d’éprouver, de percevoir. »

Ainsi, une autre différence importante est que le sentiment provient d’une activité consciente qui justifie, analyse et organise notre pensée de manière rationnelle même en présence d’information manquante ou erronée.

Utilisons un concept qui date de plusieurs décennies celui de la carte et du territoire. La carte est une représentation que l’on se fait du territoire et non le territoire lui-même. Comme automobiliste, c’est la représentation d’une carte routière que je regarde, pour un cycliste c’est une carte des pistes cyclables. Chaque personne se fait une représentation du monde environnant en fonction de son vécu, de son environnement, de son intérêt.

Lorsqu’il y a distorsion importante entre la carte et le territoire, un stress s’installe, une adaptation s’impose et une meilleure compréhension de la situation est nécessaire. C’est vrai pour toutes les cartes, car elles sont lacunaires. Certaines sont précises à 90%, d’autres à 70%, mais aucune n’a un niveau de précision à 100%.

La prochaine fois, au lieu d’être accablé d’un sentiment négatif qui tourne en boucle, inverser la situation en regardant les nouvelles opportunités qui se présentent à vous. Après tout, c’est seulement une question de perception…

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