La hauteur de l’iris lors d’entrevue

LA HAUTEUR DE L’IRIS SE MODIFIE TELLE EN FONCTION DE NOS PENSÉES ?

Daniel Thérien, expert judiciaire en biométrie faciale, comparaison de visages, reconnaissance faciale, rapport d'expertise à la Cour, auteur, conférencier, atelier, cours, formation, consultation sur la morphopsychologie, le regard les micro-expressions.

La hauteur de l’iris est révélatrice de l’état mental qui nous habite à chaque instant de notre vie. Notre Iris se situe généralement au centre de l’ouverture des paupières dans ce qu’il est convenu d’appeler le plan horizontal.

Ce plan horizontal nous indique une relation interactive avec le monde environnant. La relation est bidirectionnelle, spontanée et se fait naturellement. Ce type de regard est fréquent ; on le remarque quotidiennement dans la population en général. Ce sont aussi les yeux ouverts des enfants qui vivent intensément l’instant présent. Cette ouverture sur le monde augmente la perméabilité au milieu externe et se traduit par une extraversion aisément observable.

Puis, l’iris peut décaler graduellement vers le haut jusqu’à une situation extrême ou il laissera apparaître le blanc de l’œil en dessous. Ce regard dans le plan supérieur extrême dénote une sorte de préoccupation mentale, une perte de contact avec la réalité, un degré de séparation avec son interlocuteur et lui. Dans une situation plus rarissime, la pensée envahissante peut devenir obsessionnelle. C’est aussi le regard des personnes médicamentées, droguées ou avec un trouble de santé mentale.

Daniel Thérien, expert judiciaire en biométrie faciale, comparaison de visages, reconnaissance faciale, rapport d'expertise à la Cour, auteur, conférencier, atelier, cours, formation, consultation sur la morphopsychologie, le regard les micro-expressions.

Entre l’iris dans le plan horizontal et supérieur extrême, nous établissons une position médiane que nous nommerons le plan supérieur. L’esprit est en contact avec le présent, avec le réel, mais habité par une constante réflexion. Il filtre l’information qui entre ou celui qui sort. Le dialogue intérieur s’opère en se superposant à la réalité extérieure. Le sujet anticipe l’avenir et cherche à influencer le déroulement des événements. Il sait attendre le moment opportun pour agir. Ce regard se retrouve fréquemment chez les dirigeants, les gens d’action et les décideurs qui ont un objectif bien précis en tête.

Dans une situation diamétralement opposée, il est possible que l’iris soit décalé vers le bas au point de laisser paraître le blanc au-dessus de l’œil. Cette position inférieure extrême est associée généralement à l’anxiété, l’angoisse ou même la peur. Cette situation rarissime se présente quand les souffrances sont amplifiées au point d’envahir les pensées de la personne concernée. Dans une telle situation, les pensées rationnelles sont inhibées par les cerveaux archaïques qui temporairement prennent le contrôle et se mettent « en mode survie ».

Ici aussi, nous insérons une position médiane que nous appellerons le plan inférieur. Cette position intermédiaire est fréquente et se produit quand les muscles fins qui longent la paupière du bas se contractent. Ce qui a pour effet de cacher le bas de l’iris.

Ce type de regard s’observe dans des instants de méfiances ou lors d’évocation de souvenirs douloureux. La personne reste en contact avec la réalité, mais une partie de son attention est absorbée par l’inquiétude. Le seul fait d’anticiper une situation susceptible de lui causer du chagrin peut modifier son regard. Le contact avec le monde extérieur est transformé par des pensées sombres incitant à la prudence.

Retenez que le regard est en constante évolution tout au long d’une conversation et souvent en fonction des sujets traités, des personnes présentes ou tout simplement par une idée traversant momentanément l’esprit.

Lorsque, vous apercevez un changement dans le regard, il est prudent de changer de sujet pour vérifier si cette réaction d’inconfort est liée directement au sujet discuté ou si c’est une idée passagère hors contexte. L’expérience montre qu’il faut revenir au minimum trois fois sur le sujet pour s’assurer que c’est là véritablement source de l’inconfort.

C’est une technique de détection du mensonge éprouvée par des études statistiques universitaires. Pour cette raison, il est impossible de conclure qu’une personne dit la vérité seulement en voyant une réaction oculaire ou un court extrait vidéo.

Avec de l’observation et un peu de temps, vous réaliserez la simplicité d’utilisation de ce savoir et toute la richesse d’informations accessibles discrètement par la vue. L’utilisation de cette information dans les entrevues, les interrogatoires ou les contre-interrogatoires est un gage de réussite relationnel tout en améliorant votre sens de la répartie.