Qui dit vrai ! Le polygraphe ou les micro-expressions ?

QUELLES SONT LES LIMITES DU POLYGRAPHE ET DES MICRO-EXPRESSIONS ?

Le polygraphe est une référence incontournable pour discerner le vrai du faux lors d’interrogatoire.

Le taux de réussite du polygraphe dans la population en général se situe de manière théorique à 90%.

Gerry Sklavounos et sa femme le 9 février 20117, Publier par La Gazette de Montréal
Gerry Sklavounos et sa femme le 9 février 2017, Publier par La Gazette de Montréal

Car 10% de la population ne sont pas détectable avec cette méthode, exemple : les psychopathes, les autistes, les traumatismes crâniens, les AVC, la médication, le contre-espionnage, etc.

De manière tangible, il faut ajouter un autre 10% de marge d’erreur de la part du technicien, ce qui nous donne un taux véridique d’environ 80% de réussite. Remarquez qu’il est invraisemblable qu’un technicien ait un taux de réussite de 100% en tout temps et avec tout le monde.

Ce qui est confirmé par Joe Navaro ex-agent du FBI et auteurs du livre intitulé : What every body say’s. Il situe le taux de réussite entre 75% et 80%.

Paul Ekman a collaboré avec la CIA au cours de sa carrière, il situe le taux de réussite du polygraphe, entre 78% et 80%. Cette référence se trouve dans son livre intitulé ; Telling lie. Parallèlement, les recherches sur les micro-expressions ont progressé au point d’en arriver à des résultats comparables avec le polygraphe.

Les micro-expressions se produisent à la vitesse de 1/25 à 1/30 de seconde. Ces spasmes musculaires se produisent inconsciemment lors que l’on tente d’inhiber nos réactions ou du moins, lorsque l’on essaie de les dissimuler.

Maureen O’Sullivvan qui a collaboré avec Paul Ekman mentionnait au printemps 2009 dans un article paru dans le USF magazine, « il y a seulement un petit groupe de personnes qui atteignait 80% de détection du mensonge lors de visionnement de vidéo ». Elle compare ce groupe privilégié à des sportifs de haut niveau qui s’entrainent quotidiennement pour se hisser à de tels degrés de détection.

L’université de Portsmouth au Royaume-Uni a produit plusieurs recherches sur différentes techniques de détection du mensonge. Parmi les résultats performants, le taux de réussite se situe aussi autour de 78% à 80%.

Que ce soit avec le polygraphe, les micro-expressions, ou d’autres techniques éprouvées, le taux de réussite dans la détection du mensonge est de quatre fois sur cinq.

Si les micro-expressions ne constituent pas une preuve en cour, elles ont l’avantage d’être accessibles en tout temps, peu importe où, quand et comment.

Communiquez efficacement en tenant compte des réactions faciales de votre interlocuteur et testez votre capacité à détecter le vrai du faux.

Daniel Thérien