Reconnaissance faciale

LA RECONNAISSANCE FACIALE, EST-CE SÉCURITAIRE ?

Imaginez un officier de police qui vous interpelle et déverrouille le cellulaire en le pointant vers votre visage. Des criminels qui vous kidnappent accédant spontanément aux données de votre appareil mobile ou encore votre jumeau qui usurpe votre identité.

Grâce à une simple photo, l'application NameTag, développer pour équiper Google Glass, permettrait de rassembler tous ses profils sur les réseaux sociaux et l'afficher en temps réel dans une réalité augmentée.

De plus, lors de nos déplacements quotidiens, serons-nous suivis à la trace systématiquement par des caméras vidéo dotées de reconnaissance faciale ?

« Depuis 1998, le centre-ville de Londres est scruté par près d’un demi-million de caméras vidéo, le plus vaste réseau au monde, auquel on a greffé depuis quelques années des capacités de reconnaissance faciale. »  (Lapresse +, 7/10/2017)

« La Chine fait figure de laboratoire pour la reconnaissance faciale. Un dispositif installé en mars au Temple du ciel, un célèbre site touristique de Pékin, afin de dissuader les vols de papier toilette. » (Lapresse, 1/9/2017)

Facebook avec près de 2 milliards d’utilisateurs et sa technologie « DeepFace » possède la plus grande banque de photographie au monde et peut reconnaître un visage même s’il n’est pas tagué ou abonné.

« À l’aide d’une simple photo, le logiciel « NameTag », développer pour équiper les lunettes Google Glass, permet de rassembler tous les profils sur les réseaux sociaux et l’afficher en temps réel avec une technique dite de réalité augmentée. » (Huffpost, 5/10/2016)

La technologie se développe à une vitesse telle que l’humain est inapte à anticiper les répercussions sur son développement personnel ou sur sa qualité de vie.

Parallèlement, les pirates informatiques ont eu accès au réseau de Facebook durant plusieurs mois avec les noms d’utilisateur et de mots de passe des employés.

Equifax, l’une des plus importantes agences américaines d’évaluation du crédit a été piratée avec des données ultras sensibles de 145.5 millions d’abonnés.

En Russie en 2016, les pirates informatiques ont dérobé 500 millions de dollars à la Energobank par transfert de fonds. Et ce, en quelques minutes.

Sans oublier les grands noms piratés comme Sony, Yahoo, le Ministère de la Défense américaine ou les attaques planétaires perpétrées avec les logiciels de rançon.

Est-ce que cette technologie servira à faire du profilage, du nettoyage ethnique, ou cibler des profils décrits comme terroristes ? Serons-nous considérés simplement comme des données numériques exploitables, contrôlables et rentables ?

La notion de vie privée ou des droits et libertés individuelles dans tout cela, quand adviendra-t-il ?

Daniel Thérien